La reine des quiches
Héhé.
C'est réjouissant, non ?
Récemment, ma vie est partie à 300 à l'heure sur l'autoroute du grand n'importe quoi.
J'ai eu un dégât des eaux (mon plafond de salle de bains a pris cher).
J'ai rencontré tous mes voisins ou presque parce que nous sommes beaucoup à avoir été affectés par la même canalisation abimée.
J'ai constaté que mon assurance est super (la MAIF).
Un artisan envoyé par eux est venu constater les dégâts.
Son devis a été accepté.
Son ouvrier est venu faire les travaux.
L'ouvrier a fait les travaux prévus, et puis encore d'autres travaux, là je n'ai pas compris mais encore d'autres travaux, en gros il a refait toute ma salle de bain et un gros bout de la cuisine et m'a montré plein de techniques et m'a donné plein de conseils.
Et c'est là que mon cerveau a décidé qu'il était grand temps de disjoncter.
Parce que dès que l'ouvrier est parti… Je me suis moi aussi lancé dans des travaux.
(Le syndrome du parpaing, je ne sais pas si tu connais).
Pour résumer, mon appartement est tout à fait habitable en tant que tel, mais il est MOCHE parce que le propriétaire précédent a réalisé des changements douteux (une salle de bains violette, une cuisine rouge, des huisseries marron chocolat, j'essaie d'être quelqu'un de bien et de ne pas souhaiter la mort des autres mais parfois c'est dur).
J'ai acheté cet appartement sans hésiter parce qu'il a mille autres qualités, mais j'avoue que j'étais paralysée devant l'ampleur des rénovations, n'ayant jamais mis la main à la patte.
L'état général est… moyen. Les murs sont assez marqués, on voit que les choses ont été mal faites, les joints sont abimés, puis c'est un peu vieux aussi...
Quand je suis arrivée, j'étais un peu dépassée mais j'ai pris la décision de commencer par vivre dans les murs avant de me lancer dans quoi que ce soit.
J'ai installé mes affaires, j'ai longuement réfléchi à ce que je ferai "un jour", j'ai soupiré chaque fois que je constatais un angle abimé, une boiserie râpée, un mur balafré, mais je m'arrêtais toute seule parce que j'avais peur, peur de ne pas avoir la bonne technique, le bon outil, peur d'abimer encore plus… Et je n'ai pas fait grand chose.
(J'ai démonté et jeté pas mal de choses laissées par l'ancien propriétaire, j'ai fait un peu de déco, j'ai fixé des petites étagères, mais rien de vraiment transformant tu vois ?).
Sauf qu'il y a quelques jours, quand j'ai vu cet ouvrier transformer ma salle de bain vétuste et violette en un endroit blanc et étincelant en un jour de travail mon cerveau a fait "bzoïng" et j'ai décidé que je ne remettais pas l'étagère où se trouve mes produits de toilette, je ne refixais pas au mur les deux tablettes qui supportent mes paniers, je ne revissais pas le porte-serviette… TANT QUE TOUT N'ETAIT PAS À MON GOÛT.
Parce que dans ma tête le plan est clair depuis plus d'un an. La couleur de la peinture. L'étagère assortie. les accessoires dans le ton. La porte et sa finition.
Je n'avais pas trouvé la motivation en bientôt deux ans, mais il y a quelques jours la motivation m'a trouvée.
Et elle m'a mordu le cul.
Très fort.
Grrrrrr
Tu vois ça ? Ben ça c'est "avant". Et maintenant que je suis lancée, je ne lâche rien jusqu'à ce que ma salle de bains soit toute relookée et qu'on pense enfin à "APRÈS".
😡
GRRRRR
Cette cuisine de l'horreur a rougeoyé une fois de trop.
Crois-moi, quand j'en aurais fini ce sera ordre et beauté, luxe, calme, volupté.
ET C'EST TOUT.
😤😤😤
Mince, je me relis et je réalise que j'avais commencé à écrire en voulant te parler de mes quiches, mais que le sujet a complètement dérapé.
Pourtant, les quiches font partie intégrale du Plan.
Parce que oui, j'ai un Plan...



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