Du goûter, vite !

Tu veux tremper quelque chose de bien dans ton thé ?

Les Britanniques ont aboli la peine de mort en théorie mais la réinstallent régulièrement quand ils apprennent que quelqu'un a trempé quelque chose dans son thé. C'est plus fort qu'eux, s'ils te voient tremper un truc, ils sortent la hache.

Donc si tu décides de faire la recette ci-dessous et de la plonger dans du thé, tu manges quelque chose de bon tout en te moquant des sournois qui ont piétiné ton peuple à Azincourt en 1415. C'est pas mal, non ?

Maintenant que cette recette est auréolée d'une importance historique tu pèses 80 g de sucre.


Tu ajoutes un oeuf.

Tu bats pour que le mélange mousse et blanchisse un peu.

Tu ajoutes 150 g de farine.

Tu peux parfumer la pâte avec : de l'extrait de vanille, ou de l'extrait d'amande amère,
ou le zeste d'un citron, ou le zeste d'une orange, ou de l'anis en grains…
Moi j'ai choisi 5 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger.
C'est validé.

Tu touilles.

Tu ajoutes 150 g d'amandes.


Tu retouilles.

Tu te mouilles les mains car la pâte est COLLANTE et tu formes deux vagues boudins d'environ 2 cm de haut sur 6 cm de large (je dis ça au pif, mais ça me paraît bien)(de faire les choses au pif, j'entends).


Tu fais cuire à 180 degrés jusqu'à ce que ce soit bien doré (25 minutes).

Tu sors du four, tu laisses refroidir 10 minutes, tu coupes comme ceci dans la diagonale :

Tu remets les croquants encore pâles au four, admettons 10 ou 15 minutes, pour qu'ils brunissent bien.

Quand ils ont l'air à point, tu les retournes et tu les laisses bien cuire 10 minutes de plus de l'autre côté.

Si tu as une grille tu peux les faire refroidir dessus, pour être sûr qu'ils auront perdu toute leur humidité. C'est comme ça qu'ils se conservent longtemps.

Quelle merveille.

Tu possèdes maintenant des biscuits secs mais fondants, parfumés comme tout et qui peuvent se conserver des jours et des jours (un mois il paraît) dans une boîte en métal.

En Provence on appelle ça des casse-dents et on les trempe dans le café. En Italie ils appellent ça des biscotti et ils les trempent dans le vin cuit.

La recette est plus rapide à faire qu'à expliquer. Là, je m'ennuyais, je viens de refaire une fournée en remplaçant les amandes par des noix de pécan, sans mettre d'eau de fleur d'oranger mais en ajoutant du sucre vanillé.

Ma boîte en métal déborde, le goûter des 15 prochains jours est assuré.

Victoire.


"Hehehe", s'exclama-t-elle en anglais.



Commentaires

MamieMimi a dit…
J’aime trop défier les anglais ! Surtout avec de la nourriture ! Comment ? À vaincre sans péril… et bien quoi ?
Aurélia a dit…
Mais c'est justement avec la nourriture qu'on peut les atteindre, il n'y a pas une minute à perdre !