Dimanche #4

Quand je me suis réveillée, il faisait gris. C'était bien, c'était paisible, je me sens toujours plus détendue quand il fait gris, il n'y a pas cette urgence à ALLER VIVRE MA VIE À 100 À L'HEURE DANS LE GRAND EXTÉRIEUR genre ça :

Brrr, l'hystérie

C'est sympa le beau temps, je ne nie pas, je dis juste que je suis épuisée rien qu'en pensant à toutes ces opportunités qui m'attendent (Faire un pique-nique ? Marcher au parc ? Aller au cinéma ? Découvrir un nouveau quartier ?? Rentabiliser mon abonnement au musée ???). Le résultat c'est que je reste paralysée à ne rien faire et après j'ai des regrets.
Alors que lorsqu'il fait gris, j'avance tranquillou dans ma petite journée et un pas après l'autre, le soir je peux contempler tout ce que j'ai fait.

Par exemple, pour le brunch/petit-déjeuner j'ai encore testé la cuisson d'un petit pain au chocolat de chez Picard, eh ben il s'avère que je ne suis pas encore vraiment au point, il va me falloir encore un peu d'entrainement. (Dimanche prochain ? Hehehe).


Ce qui m'a occupé une petite partie de la matinée c'est la beauté de mon mur enduit.

Dimanche dernier on en était là :


Hier matin, deuxième couche :


Hier en fin d'après-midi, troisième et j'espère dernière couche parce que c'est deux heures à chaque fois et que : c'est dur.


Six heures de boulot pour un demi-mur, est-ce que tu n'as pas l'impression de perdre ta vie ? vas-tu me demander.
Ecoute, j'apprends et je ne désespère pas d'aller plus vite un jour. Surtout, les murs de ma chambre sont en très mauvais état, mais les autres pièces devraient me demander moins de travail.
Enfin, j'espère secrètement que ça va me muscler les bras. (Quand je dis que c'est dur, c'est vraiment dur).

Puis j'ai essayé de remplir ma déclaration d'impôts, je le jure. Mais j'ai paniqué car je dois déclarer mon assurance-vie (je l'ai ouverte en octobre dernier, j'ai transféré 30 euros dessus à l'ouverture et depuis j'attends d'arrêter d'être à découvert pour épargner plus) et comme il y a 67 cases différentes, je ne sais pas laquelle remplir.

Je dois me rendre à l'évidence, je n'aurais pas pu être Bernard Arnault.

Se nourrir de graines, la tendance printemps-été 2025, tu ne savais pas ?

L'après-midi fut excitante :


Hélas, je travaille sur un projet couture secret alors je ne peux t'en montrer plus.

Ce que je peux te dire, par contre, c'est à quel point je suis contente d'avoir commencé une nouvelle activité à la rentrée dernière. J'avais envie d'apprendre, d'ajouter une corde à mon arc, de maîtriser une nouvelle compétence, de m'enrichir avec un nouveau savoir-faire… Tu comprends l'idée, pas vrai ?
Quelle satisfaction de voir qu'à chaque projet couture j'apprends une nouvelle technique, ou alors que je constate combien quelque chose qui m'était difficile est maintenant acquis.
J'avais envie de devenir meilleure dans quelque chose, de me nourrir de l'intérieur avec une nouvelle pratique et je suis super contente parce que tout se déroule selon le plan.

Je dois maintenant ranger, le temps va passer à une vitesse folle, les soirs de semaine je rentre entre 19h30 et 20h et je n'arrive à rien. Mes activités n'ont alors pas d'autre choix que de m'attendre de samedi en samedi.

Nouveau but dans la vie : travailler deux jours par semaine et avoir des weekends de cinq jours. Voilà qui me semble être un objectif tant raisonnable que pondéré.

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